Photo : ©Mairie
de Rennes, Paumier S. | La
présence de grands rassemblements d'étourneaux en ville durant la
nuit provoquent chez les riverains des problèmes de nuisances et d'inquiétudes
sanitaires dues à l'accumulation de fientes et au nombre impressionnant
d'oiseaux.
Cette présence peut entraîner un coût économique important
pour certaines municipalités. | Le
nombre d'oiseaux peut entraîner des chutes de branches (parfois d'arbres
très anciens et remarquables) et abîmer les antennes plus ou moins
hautes qui sont fixées sur les bâtiments. Les fientes qui jonchent
le sol dégagent des odeurs désagréables, peuvent occasionner
des glissades sur les trottoirs, des dérapages de véhicules sur
la chaussée, des salissures sur les voitures et sur le mobilier urbain
De nombreuses municipalités investissent alors dans des nettoyages supplémentaires
(réorganisation des services de nettoyage, modification des horaires de
travail, etc.) ou dans divers outils pour chasser les oiseaux. La
cohabitation avec ces oiseaux sauvages engendre aussi des préoccupations
vis à vis de la santé humaine. Cette préoccupation est
légitime vu le nombre d'oiseaux et la proximité des hommes tant
des fientes que des oiseaux eux-mêmes. Cependant les étourneaux ne
semblent pas représenter un fort danger épidémiologique ;
ils portent moins de germes que les pigeons (Guiguen,
C., Camin, A.M.) En
Europe, les fientes ne sont pas le site de développement d'histoplasmose.
Une enquête préliminaire portant sur la maladie du poumon d'éleveur
d'oiseaux montrent que les étourneaux sont peu " allergisant ".
Seule la levure Candida albicans qui est présente chez la plupart
des espèces montrent un fort portage (57 %) mais les candidoses humaines
sont généralement d'origine endogène. Le suivi pendant un
an de plusieurs dortoirs d'étourneaux n'a jamais permis d'isoler Cryptococus
neoformans, levure hautement pathogène chez les patients immunodéprimés
et fréquemment isolée des fientes de pigeon. La
déconnexion entre les zones de reproduction des étourneaux migrateurs
en France (ils viennent de l'Europe du Nord-Est) et les noyaux actuels (janvier
2006), de grippe aviaire (Sud Asiatique) semble écarter toute contamination
possible. De plus les étourneaux ne semblent pas survivre aux virus grippaux,
ils meurent en quelques heures (Travaux réalisés au CHU de Brest
sur des virus classiques de grippes humaines). |