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Biologie de l’étourneau


Photo : ©INRA - Clergeau P.

 

Il existe 16 espèces d'étourneaux dont 3 présentes en Europe:

* Sturnus vulgaris, l'étourneau sansonnet sur la presque totalité du continent européen
* Sturnus unicolor, l'étourneau unicolore en Corse, en Espagne et en Afrique du Nord
* Sturnus roseus, l'étourneau roselin au sud-est de l'Europe et de l'Asie

L'étourneau sansonnet, Sturnus vulgaris, est un petit passereau de 70 à 80 grammes, d'une longueur de 20 centimètres et de 37 centimètres d'envergure environ.

En hiver son plumage est noir ponctué de taches blanches, dès le début du printemps son bec devient jaune et son plumage prend des irisations vertes et violettes.

Les juvéniles sortis du nid en été sont marron clair avant la mue estivale.

 

 

Il a été introduit à la fin du XIXème siècle, dans de nombreux pays (Nouvelle Zélande, Australie, Afrique du Sud, Amérique du Nord) pour sa beauté et son chant.

Il est aussi utilisé pour son rôle de consommateur de larves d'insectes dans les fermes de Russie et encore un peu dans les pays du nord-est de l'Europe où un grand nombre de nichoirs sont posés.

Reproduction

Il niche généralement à plus de 3 mètres de hauteur dans des trous d'arbres, des cavités de murs ou de rochers, sous le toit des habitations.
En France 2 pontes (avril et juin) de 4 à 6 œufs donnent environ 6 jeunes par an et par couple.

Alimentation

Il s'alimente en général en bande, sauf au printemps où il est plutôt en couple. L'étourneau est avant tout un insectivore qui se nourrit de la faune du sol (larves d'insecte) mais il peut compléter son alimentation avec des fruits, et en hiver avec des graines ramollies (ensilage de maïs-fourrage, emblavure).

Migration

En France, les étourneaux sont sédentaires, ils restent en hiver sur les zones où ils se sont reproduits l'été. En automne (début novembre), ces individus sont rejoints par des migrateurs qui arrivent du nord-est de l'Europe pour rejoindre leurs quartiers d'hiver aujourd'hui centrés plutôt sur l'Espagne. Ces migrateurs repartiront au début du printemps courant mars.

En France, 2 voies de migration sont plus utilisées : une le long de la façade de la Manche puis de l'Atlantique vers l'Espagne, une autre empruntant le couloir Rhodanien vers l'Italie ou vers l'Espagne.

Les étourneaux sont généralement fidèles à leurs lieux d'hivernage mais on a observé des grandes variations au cours du 20ème siècle, avec un épicentre se déplaçant depuis la Bretagne (début des années 1980) jusqu'en centre Espagne (fin des années 1990).

Aire de reproduction (en pointillé) et aire d'hivernage (en hachuré) de l'étourneau sansonnet en Eurasie.
Les flèches indiquent les principaux axes de vols de migration.
(Source : P. Clergeau. 1986. L'étourneau sansonnet. Atlas Visuels Payot, Lausanne)

Impacts

Du fait de leur comportement grégaire pour s'alimenter ou dormir, les étourneaux par leur nombre, posent des problèmes agricoles (prélèvements sur les ensilages, les productions de fruits ou les emblavures) et des nuisances en ville (bruit, accumulation des fientes, casse d'antennes et de branches). Cependant, les risques sanitaires sont peu importants (Voir Risques "étourneau" en ville).

Statut juridique

Dans l'arrêté du 26 juin 1987 l'étourneau sansonnet est inscrit en tant que gibier sédentaire donc chassable, mais il est aussi inscrit dans les arrêtés faisant suite à l'article L 227-8 du code rural comme espèce susceptible d'être classée nuisible. Ce sont les Préfectures sur avis de leur Conseil Départemental de la Chasse et de Faune Sauvage qui arrêtent le classement en animal nuisible.