Objectifs :
Etude des rapports entre l'environnement urbain et périurbain et
les organismes parasites (arthropodes hématophages d'intérêt
médical, fungi pathogènes).
Méthodologie :
Inventaire des arthropodes d'intérêt médical et des
fungi pathogènes sur l'ensemble du gradient pour les oiseaux (étourneau
sansonnet,
) et les micromammifères (mulot,
).
Chercheurs et ingénieurs impliqués dans ce domaine
:
Jean-Claude Beaucournu (Laboratoire de Parasitologie et Zoologie Appliquée,
Université Rennes 1)
Brigitte Degeilh (Laboratoire de Parasitologie et Zoologie Appliquée,
Université Rennes 1)
Claude Guiguen (Laboratoire de Parasitologie et Zoologie Appliquée,
Université Rennes 1)
Objectifs
Tout changement dans un écosystème va entraîner des
répercussions en chaîne dont, en définitive, l'homme
souffrira. L'un de ces modes d'agression est celui du parasitisme sensu
lato, c'est-à-dire, en particulier, celui causé par le
règne animal et le règne fongique. Les modifications de l'écologie
forestière : abondance de gibier, reboisement sont favorables à
la prolifération sous nos climats, de la tique Ixodes ricinus,
vecteur de la maladie de Lyme. Autre exemple, la prolifération de
certains animaux, pigeons urbanisés, peut entraîner l'augmentation
soit d'allergies extrinsèques, soit de mycoses profondes comme la
Cryptococcose. Nos recherches tentent diverses approches de ces rapports
entre l'environnement et les arthropodes hématophages (Entomologie
médicale) d'une part, entre l'environnement et les fungi pathogènes
d'autre part (Mycologie médicale).
Deux groupes ont retenu notre intérêt et focalisé nos
recherches depuis la création de l'équipe : les Siphonaptères
et les Ixodoidés.
Notre objectif est d'établir un inventaire taxonomique dans les différentes
zones couvertes par le programme de recherche ECORURB et de réaliser
d'une part des études écologiques portant sur la phénologie
et le comportement trophique et d'autre part une approche épidémiologique
et médicale essayant de faire le lien entre l'Homme , le Germe, le
Vecteur.
Sur le plan faunistique, il est certain d'après nos résultats
(écologie, pouvoir vectoriel, comportement trophique,
) que
dans les 2 groupes étudiés, certaines espèces sont
des complexes qu'il importe de démembrer. Ceci est en cours par des
méthodes de biologie moléculaire pour les Ixodes (Maladie
de Lyme) et les Ctenocephalides, puces agents de nuisances. Cet aspect de
nos recherches est primordial car permettrait de mieux cibler une lutte
antivectorielle.
Le développement de nouvelles techniques thérapeutiques,
médicochirurgicales, l'essor du SIDA et des greffes ont favorisé
l'accroissement de la fréquence et de la gravité des mycoses
opportunistes superficielles ou systématiques. De ce fait les maladies
nosocomiales sont en nette progression et Candida albicans, levure saprophyte
du tube digestif est le 4ème micro-organisme responsable de septicémie
chez l'homme.
Les oiseaux sont incriminés dans la dispersion de certains fungi
(par ex. pigeon et cryptocoque). L'étourneau sansonnet, nouvel occupant
en grand nombre de nos villes est porteur pour 57 % d'entre eux de C. albicans.
Ce micromycéte semble être un commensal de nombreux animaux
à sang chaud. Il serait intéressant d'obtenir des isolats
de C. albicans de divers animaux (micromammifères, oiseaux) et d'effectuer
un typage comparatif de ces isolats par des techniques de biologie moléculaire
afin d'essayer d'appréhender le rôle de ces animaux synanthropes
ou sauvages dans l'épidémiologie de ce micro-organisme.