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| © Yann Rantier |
La conservation de la biodiversité et la restauration
des milieux intéressent tous les territoires y compris, aujourd'hui, la
ville. L'évolution des villes, et particulièrement des zones périurbaines,
entraîne l'apparition de nouveaux milieux. Cependant les processus de colonisation
et d'adaptation des espèces animales et végétales à
ces nouveaux milieux sont encore peu connus.
La compréhension de ces
mécanismes s'avère de plus en plus nécessaire. Il s'agit
d'être en mesure de prévoir les éventuels échanges
biologiques entre la ville et la campagne, l'apparition d'espèces "
invasives " mais aussi les modifications des équilibres écologiques
à travers l'évolution des populations et des communautés.
Le programme de recherche ECORURB se qualifie par :
![]() | Les
municipalités et leurs agglomérations, et notamment celles de Rennes
et Angers, développent une politique de diversification des espaces verts
permettant d'offrir à la population des aménagements variés
allant du parc botanique horticole à l'espace naturel libre. Cette politique
préservant la place de la nature dans les milieux urbanisés vise
à prendre en compte la protection de l'environnement et la biodiversité
mais aussi les attentes et besoins de la population (la qualité et les
usages possibles du cadre de vie). Ces collectivités se trouvent alors
confrontés à la gestion de ces espaces à caractère
naturel en milieu urbain et périurbain, et à des problèmes
d'invasion d'espèces animales et végétales. Comprendre les modalités d'installation de la faune et de la flore dans ces espaces apparaît aujourd'hui comme indispensable pour préserver la biodiversité, prévoir les risques biologiques et édifier les bases d'une gestion adaptée. |
Ces démarches reposent sur les concepts écologiques
associés au fonctionnement des populations fragmentées (métapopulation)
ou isolées (syndrome d'insularité).
Méthodologie
générale :
L'originalité de ce programme
de recherche repose sur l'association de travaux d'observation et d'expérimentation.
Pour cela, des sites boisés d'environ 1 hectare ont été choisis
sur un gradient d'urbanisation depuis le centre ville jusqu'au périurbain
très rural. Douze sites ont ainsi été choisis à Rennes
et dix à Angers.
L'aspect expérimental du programme s'appuie sur :
Il s'agit de comparer les trajectoires de l'environnement des sites (mesures climatiques, micro climatiques, pédologiques, paysagères, historiques, sociologiques) avec les trajectoires de taxons pris comme indicateurs (inventaires et typologie des traits d'histoire de vie de mammifères, oiseaux, insectes, plantes).
Ces recherches s'inscrivent dans le cadre plus général de la mise en place d'un observatoire écologique à long terme de la biodiversité urbaine et périurbaine.