Objectifs Scientifiques

© Yann Rantier

La conservation de la biodiversité et la restauration des milieux intéressent tous les territoires y compris, aujourd'hui, la ville. L'évolution des villes, et particulièrement des zones périurbaines, entraîne l'apparition de nouveaux milieux. Cependant les processus de colonisation et d'adaptation des espèces animales et végétales à ces nouveaux milieux sont encore peu connus.
La compréhension de ces mécanismes s'avère de plus en plus nécessaire. Il s'agit d'être en mesure de prévoir les éventuels échanges biologiques entre la ville et la campagne, l'apparition d'espèces " invasives " mais aussi les modifications des équilibres écologiques à travers l'évolution des populations et des communautés.

Le programme de recherche ECORURB se qualifie par :

  • Une demande sociale
  • Des objectifs scientifiques
  • Une méthodologie
  • Quelques définitions
  • Point 2006 résumant les activités liées au programme ECORURB




    Demande sociale :

    Les municipalités et leurs agglomérations, et notamment celles de Rennes et Angers, développent une politique de diversification des espaces verts permettant d'offrir à la population des aménagements variés allant du parc botanique horticole à l'espace naturel libre. Cette politique préservant la place de la nature dans les milieux urbanisés vise à prendre en compte la protection de l'environnement et la biodiversité mais aussi les attentes et besoins de la population (la qualité et les usages possibles du cadre de vie). Ces collectivités se trouvent alors confrontés à la gestion de ces espaces à caractère naturel en milieu urbain et périurbain, et à des problèmes d'invasion d'espèces animales et végétales.
    Comprendre les modalités d'installation de la faune et de la flore dans ces espaces apparaît aujourd'hui comme indispensable pour préserver la biodiversité, prévoir les risques biologiques et édifier les bases d'une gestion adaptée.


    Objectifs scientifiques :

    Le programme de recherche ECORURB s'est donné pour mission :
  • de caractériser la biodiversité animale et végétale d'espaces boisés isolés dans les trames urbaines et périurbaines.
  • d'évaluer divers processus écologiques à travers certains indices analysés au sein de taxons très différenciés. Ces indices (traits d'histoire de vie) sont par exemple : la taille corporelle des individus, les capacités de dispersion, les potentialités démographiques et la résistance à diverses contraintes écologiques.
  • d'identifier les facteurs biotiques ou abiotiques (climatologie locale, pédologie, etc.) et les paramètres d'organisation de l'espace (corridors de diffusion, isolement spatial, etc.) qui sélectionnent les espèces et qui déterminent la structure et le fonctionnement des communautés animales et végétales en place.
  • d'évaluer la plasticité des traits d'histoire de vie des populations urbaines de certaines espèces indicatrices.
  • Ces démarches reposent sur les concepts écologiques associés au fonctionnement des populations fragmentées (métapopulation) ou isolées (syndrome d'insularité).

    Méthodologie générale :

    L'originalité de ce programme de recherche repose sur l'association de travaux d'observation et d'expérimentation. Pour cela, des sites boisés d'environ 1 hectare ont été choisis sur un gradient d'urbanisation depuis le centre ville jusqu'au périurbain très rural. Douze sites ont ainsi été choisis à Rennes et dix à Angers.

    L'aspect expérimental du programme s'appuie sur :

    Il s'agit de comparer les trajectoires de l'environnement des sites (mesures climatiques, micro climatiques, pédologiques, paysagères, historiques, sociologiques) avec les trajectoires de taxons pris comme indicateurs (inventaires et typologie des traits d'histoire de vie de mammifères, oiseaux, insectes, plantes).

    Ces recherches s'inscrivent dans le cadre plus général de la mise en place d'un observatoire écologique à long terme de la biodiversité urbaine et périurbaine.

    Quelques définitions :

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