Objectifs Scientifiques
Écologie végétale

Objectifs
  • Mettre en évidence le gradient d’urbanisation et son impact sur la végétation herbacée.

  • Étudier les processus dynamiques de structuration des communautés végétales.
  • Méthodologie

  • Relevés botaniques et analyse de banque de graines.

  • Mesure de variables abiotiques.
  • Mesure des flux aériens de graines.

  • Chercheurs et ingénieurs impliqués dans ce domaine :

    Hervé Daniel (INH, Angers)
    Vincent Pellissier (UMR Ecobio, Université Rennes 1)
    Françoise Rozé (UMR Ecobio, Université Rennes 1)

     

     

     


    Objectifs

    L'objectif est, dans un premier temps, de mettre en évidence le gradient d’urbanisation et son impact sur la végétation herbacée. En effet, l’urbanisation induit des variations de facteurs abiotiques (par exemple, taux d’azote minéral du sol plus fort en zone urbaine) qui induisent des variations fonctionnelles de la végétation. Ainsi, en zone urbaine, les espèces végétales les plus fréquentes sont souvent des espèces rudérales et fortement nitrophiles.
    Dans un deuxième temps, les processus dynamiques conduisant à la mise en place de ces variables sont décryptés plus finement par des approches expérimentales et de modélisation.
    Plusieurs facteurs peuvent influencer la structuration des communautés, du début à la fin de la succession végétale.
    Les premières années du programme de recherche ECORURB, nous nous situons dans une optique d’étude du processus de colonisation. Le but de l’approche expérimentale est de connaître les facteurs d’importance dans le début de la succession. En effet, en fonction de l’ordre d’arrivée sur le système, de la hiérarchie compétitive des espèces et des ressources disponibles, le succès d’établissement des espèces peut varier fortement le long du gradient d’urbanisation.
    Dans les systèmes ruraux, l’arrivée d’une espèce sur un site est fortement corrélée à la probabilité de rencontrer l’espèce dans l’environnement proche. Cependant, pour les sites situés intra muros, la structure verticale de la ville modifie fortement le flux aérien de semences et par conséquent, la probabilité d’arrivée d’une espèce.
    De plus, le niveau de ressources disponibles (nutriments, eau mais aussi lumière) varie très fortement le long du gradient d’urbanisation. Cette variation peut conduire à une expression différente de la compétition entre les espèces (la compétition n’ayant pas lieu pour les mêmes ressources en milieu rural ou urbain).

    Méthodologie

    Pour pouvoir répondre aux questions sur l’existence de patterns différents le long du gradient, des relevés de végétations sont effectués dans les sites d'étude. Sur ces mêmes sites, la composition de la banque de graines est analysée et les flux aériens de graines sont mesurés.
    Quelques variables abiotiques sont également mesurées (humidité et température du sol, mesurées avec des sondes Dielectric aquameter ECH²O- DECAGON DEVICES).
    Les approches dynamiques sont réalisées sur les 5 stations expérimentales sol nu. Chacune de ces stations est divisée en 2 modalités (3 placettes par modalité). La banque de graines est totalement supprimée sur 20 cm (à l’aide de cloche à vapeur) pour la première modalité. Sur le reste des placettes, seule la banque de graines transitoire est laissée en place (stérilisation sur 5 cm), afin de pouvoir mesurer la part de la colonisation liée aux apports extérieurs de graines et la part liée à la banque de graines en place.

    © INRA, 2004 (tous droits réservés)