Objectifs Scientifiques
Écologie animale

Objectifs :

  • Comprendre l’évolution de peuplements animaux dans des boisements sous contraintes d'urbanisation plus ou moins forte et les relations avec les traits d'histoire de vie.

  • Analyser et tenter de prédire les processus de colonisation et d’invasion de ces espaces à caractère naturel en milieu urbain-périurbain.

  • Analyser les adaptations populationnelles développées par les espèces et les effets de l’isolement (déplacements de caractères).

  • Evaluer les aménagements du territoire susceptibles de permettre une gestion des populations animales (celles à favoriser et celles à écarter).
  • Méthodologie :

  • Suivis à long terme de groupes d’espèces « indicatrices » (oiseaux, mammifères, coléoptères) par comptage et piégeage.

  • Analyse des traits d'histoire de vie.
  • Analyses biométriques.
  • Chercheurs et ingénieurs impliqués dans ce domaine :

    Alain Butet (CNRS, UMR EcoBio Rennes)
    Philippe Clergeau (INRA, SCRIBE Rennes)
    Soléne Croci (INRA, SCRIBE Rennes)
    Anita Georges-LeBrech (CNRS, UMR EcoBio Rennes)



    Objectifs

    De nombreuses villes sont confrontées à des difficultés de gestion de leur biodiversité. En effet, certaines espèces sont souhaitées par les citadins et d'autres, au contraire, sont redoutées en raison des nuisances qu'elles induisent (Etourneaux, Goélands, Rats,...).
    Aussi, comprendre les facteurs qui favorisent l'établissement des espèces dans des espaces verts isolés en ville et leur tolérance pour ces milieux, et connaître quels sont les effets de ces milieux sur ces espèces contribuera à une meilleure gestion de la biodiversité en ville. En même temps, se posent les questions des aménagements périurbains qui tentent de préserver de nombreux espaces à caractère naturel et des corridors ; cela nécessite de comprendre comment et à quel stade les modifications d'usage des sols vont affecter la biodiversité.

    A ces demandes sociales se superposent des réflexions scientifiques. Le développement spatial de l'urbanisation, actuellement en plein essor, tend à isoler certaines populations animales dans les parcs et jardins qui peuvent ainsi être considérés comme des " îlots de nature en ville ". Qu'ils soient des reliquats de milieux naturels ou des nouveaux espaces de verdure en ville, les bois, les parcs et les jardins sont inclus dans une matrice où les structures anthropiques (bâtis, réseau routier) sont dominantes. Ces structures rendent les parcs et jardins difficiles d'accès pour les animaux (surtout pour les espèces à faible pouvoir de dispersion) et isolent les faunes urbaines de l'environnement périurbain.
    Certaines espèces, après avoir traversé la matrice urbaine, tolèrent suffisamment ces milieux isolés, et estimés hostiles, pour s'y alimenter et même s'y reproduire.

    Ces observations soulèvent de nombreuses questions auxquelles le programme de recherche ECORURB tente de répondre.
    Quelles espèces, souhaitables ou non par les citadins, sont aptes à traverser la matrice urbaine et à s'établir en ville ? Existe t-il des traits particuliers des espèces qui favorisent cet établissement ?
    Le milieu urbain peut-il être considéré comme un filtre qui tend à ne favoriser que certaines espèces et contribuer alors au processus d'homogénéisation biologique (taxonomique ou fonctionnelle)? Après établissement des espèces, quels sont les effets de l'isolement sur ces populations urbaines ? Ces effets sont-ils comparables aux modifications observées en milieu insulaire connues sous le terme de syndrome d'insularité ? Enfin ces connaissances peuvent-elles permettre de proposer des méthodologies de gestion des espaces interstitiels pour préserver la biodiversité des bois en milieu urbanisé ?

    Méthodologie

    La faune est étudiée dans des boisements d'environ 1 hectare situés le long d'un gradient d'urbanisation qui correspond à un gradient d'isolement des faunes par des structures telles que bâtis ou voiries.
    Nous étudions la faune de 12 bois à RENNES et 10 à ANGERS. Nous avons choisi de travailler sur plusieurs groupes d'espèces afin d'approcher différents types de réponse aux déplacements et à l'isolement à la fois :

  • par des inventaires quantitatifs réalisés tous les 2 ans à l’échelle des peuplements
  • ,
  • par des analyses à l’échelle de quelques populations sur lesquelles nous mesurons la variabilité des paramètres démographiques, morphologiques et comportementaux.

  •  

     

    Le suivi de la communauté et des populations de petits mammifères est réalisé à l'aide de piège INRA qui permettent à la fois de connaître les abondances locales des espèces et de collecter des informations biologiques sur les individus.

                
               Pièges monocapture INRA muni d’une chambre dortoir.




    Schéma des pot-pièges à insectes.  



     

    Les Coléoptères sont piégés à l’aide de pot-pièges qui collectent les insectes qui courent au sol.
     


    L'inventaire des oiseaux est réalisé par des points d’écoute (méthode des IPA) lors desquels les oiseaux sont recensés pendant une durée de 20 minutes à l’ouïe et à la vue. Chaque bois étudié est visité une fois par mois de mars à juillet.

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